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La crise est passée par là. Toutes les entreprises cherchent farouchement à réduire leurs coûts. … Et puis, n’a-t-on pas coutume de dire que la communication est toujours la première à faire les frais des coupes budgétaires ? Ni une ni deux, les entreprises cherchent à rationaliser et à se prendre pour leur propres agences de communication ! Que faut-il en penser ? Éléments de réponses.

Rentabiliser les frais de communication

Derrière le mot « communication », il existe beaucoup de métiers et plusieurs segments. Nous pourrions en qualifier deux principaux : l’un « opératif » et propre à produire des effets, et  l’autre « spéculatif » et consistant à mettre en place des stratégies de plus long terme.

Je ne m’intéresserai qu’à la communication opérative, la seule qui, pour moi, apporte des solutions probantes et efficaces à une grande majorité de petites et moyennes entreprises.

La production de supports (communication commerciale ou marketing) est essentielle : une entreprise ne peut se satisfaire du « silence » médiatique ou relationnel. Pour survivre, elle doit produire des outils qui lui permettront d’établir un dialogue avec ses clients ou ses parties prenantes (plaquettes, sites web, animation commerciale…).
Pour rationaliser ses coûts, elle croit donc parfois pouvoir appliquer une « fausse bonne idée » : Pourquoi se payer le luxe d’une agence lorsque l’on peut faire le travail soit même ?

Si la question peut sembler légitime, le succès d’une telle opération est loin d’être probant…. Et nous allons voir pourquoi.

Mon graphiste rien qu’à moi !

C’est sûr… c’est tentant. J’emploie un graphiste à plein temps qui va réaliser l’ensemble des supports que je dois produire. Dans le « print (1) » cela peut être la mise à  jour d’un catalogue ou de brochures commerciales ou encore la réalisation de petits supports. Erreur ! Si l’économie peut sembler substantielle dans un premier temps, sur le long terme, c’est le territoire identitaire même de l’entreprise qui peut se retrouver en péril.

Alors pour être tout a fait précis, voici quelques exemples d’affirmations auxquelles il convient d’apporter quelques nuances.

Affirmation 1 :
« Forcément, un graphiste en interne cela me coûtera bien moins cher que de faire appel à une agence ! ».

Faux : calculez l’ensemble des charges salariale, patronales et l’ensemble des biens d’équipement nécessaires (ordinateur, logiciels, bureau…). Vous verrez que vous arriverez à une sommes très conséquente et qui ne tiendra pas compte des désagréments liés à l’emploi lui même (recrutement, gestion du collaborateurs, absences, compétences).

Affirmation 2 :
« N’importe qui peut s’improviser graphiste. Un bon ordinateur, trois jours de formation et moi aussi je peux le faire ! »

Faux : Non seulement cette affirmation est fausse mais elle est en plus insultante. Sans même parler de talent créatif, l’exercice de « l’exécution » d’une mise en page demande de véritables compétences.
Le graphisme s’enseigne et la durée des cursus est rarement inférieure à quatre ans. Il faut d’autre part garder à l’esprit que ces compétences passent également par une parfaite connaissance de la chaîne graphique, de la création à l’impression. Comment prétendre à réaliser un travail imprimé de qualité si l’on ne sait pas ce qu’est un blanchet ou une trame ?

Affirmation 3 :
« Recruter un graphiste ?  Facile ! »

Faux : non seulement il est très difficile de se faire une idée à l’avance des compétence créative et technique d’un individu, mais en plus il sera difficile de maintenir sa motivation (travail pour une marque unique, sujets répétitifs…).
Croyez-moi,  un graphiste compétent et créatif préfèrera toujours plus travailler en Agence que chez « l’annonceur ». Enfin, qui aura la compétence pour juger de son travail si vous ne possédez pas vous mêmes des qualités de graphiste (l’une des raisons pour lesquelles les agences disposent de chefs de studio) ?

Ayez confiance !

Alors, quelle est la solution ? A mon sens, elle serait plutôt dans la construction d’une relation de confiance avec une agence qui vous convient. Un free-lance de qualité (ils sont rares) peut parfois suffire si il dispose d’une bonne expérience et de solides références. Idéalement, choisissez une petite agence dotée d’un solide studio.
Evitez les trop grosses structures ou celles spécialisées dans le seul conseil en communication : vous auriez à payer pour un service dont vous n’avez pas besoin, et tournez vous plutôt vers les structures créatives (Studios de création).

Un conseil à ne pas oublier : Mieux vaut être le gros client d’une petite agence que le petit client d’une grosse !

Profil Design (Paris), grâce à son business modèle de « Conseil en Design Graphique » est un bon exemple de petite structure dont le cœur de métier est, justement, la conception et la réalisation de supports de communication. En choisissant une agence dont les expertises sont concentrée sur la production, vous aurez la certitude de trouver un équilibre entre conseil et prestation de qualité.

 

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